RE2020 : une nouvelle étape franchie au 1er mai 2026
La RE2020 poursuit son extension à de nouvelles typologies de bâtiments
Depuis son entrée en vigueur en 2022, la Réglementation Environnementale 2020 (RE2020) transforme progressivement les pratiques de conception et de construction en France. Après les logements, les bureaux et les établissements d’enseignement primaire et secondaire, une nouvelle étape majeure est désormais franchie : depuis le 1er mai 2026, la RE2020 s’applique à de nombreuses nouvelles typologies de bâtiments tertiaires, industriels et artisanaux.
Cette évolution, officialisée par le décret n°2026-16 du 15 janvier 2026 (https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053378848), marque une accélération claire de la trajectoire de décarbonation du secteur du bâtiment, responsable d’environ un quart des émissions nationales de gaz à effet de serre.
Quels bâtiments sont désormais concernés ?
À compter des demandes de permis de construire ou déclarations préalables déposées depuis le 1er mai 2026, la RE2020 s’étend notamment aux catégories suivantes :
- hôtels ;
- restaurants ;
- commerces ;
- crèches et établissements d’accueil de la petite enfance ;
- bâtiments universitaires d’enseignement et de recherche ;
- établissements d’enseignement atypiques (conservatoires, écoles spécialisées, etc.) ;
- médiathèques et bibliothèques ;
- équipements sportifs ;
- établissements de santé ;
- EHPAD et établissements médico-sociaux ;
- aérogares ;
- bâtiments à usage industriel et artisanal.
Cette extension représente une avancée importante puisque la majorité des projets neufs tertiaires est désormais concernée par des exigences environnementales renforcées.
Un changement important pour les maîtres d’ouvrage et les équipes de conception
L’extension de la RE2020 vient modifier les pratiques de nombreux acteurs : maîtres d’ouvrage, architectes, bureaux d’études, entreprises de travaux et exploitants.
Certaines typologies de bâtiments présentent en effet des usages très spécifiques :
- fonctionnement continu dans les établissements de santé ;
- forts apports internes dans les commerces ou restaurants ;
- occupation variable dans les équipements sportifs ;
- contraintes process dans les bâtiments industriels.
L’enjeu ne consiste donc pas uniquement à « appliquer » la RE2020, mais à adapter les stratégies de conception à chaque usage.
Cette évolution confirme également la nécessité d’intégrer les enjeux environnementaux très en amont des projets : choix constructifs, compacité, orientation, matériaux, systèmes techniques ou encore exploitation future du bâtiment.
Une trajectoire qui va continuer à se renforcer
L’entrée en vigueur du 1er mai 2026 ne constitue qu’une étape. Comme pour les premières typologies concernées, les seuils carbone et énergétiques de la RE2020 ont vocation à se durcir progressivement jusqu’en 2031.
Le secteur du bâtiment poursuit ainsi sa transformation vers des modèles constructifs plus sobres et plus résilients.
Dans ce contexte, les acteurs capables d’anticiper les évolutions réglementaires et d’intégrer une approche globale (énergétique, carbone et d’usage) disposeront d’un avantage stratégique majeur.
CO2ST comme outil d’aide à la décision pour le carbone
Bien qu’il n’ait pas encore intégré l’ensemble des solutions techniques pouvant répondre à ces différentes catégories d’usage, CO2ST peut tout à fait permettre, pour certaines d’entre elles (hôtels, restaurants, commerces, industriels et artisanal) d’enclencher le travail de réflexion pour la réduction de l’impact du gros œuvre.
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